Se ressourcer dans un lieu source de détente, disposer d'un logement plus près de sa famille et / ou assez grand pour accueillir ses proches en bonne et due forme, avoir un logement a soi pour partir en vacances à tout moment... Une résidence secondaire procure à ses propriétaires de nombreux avantages et une véritable liberté sur une panoplie d'aspects en plus de venir améliorer leur bien-être. Toutefois, il est important de savoir que la résidence secondaire se différencie de la résidence principale en une variété d'aspects. Assurance, aide de l'État à destination de la rénovation du bien, financement... La résidence secondaire ne se gère pas de la même manière.

De ce fait, il s'avère nécessaire de prendre connaissance des règles qui régissent ce type d'habitation pour être en mesure de prendre les dispositions adéquates, mais aussi pour investir de manière intelligente. Alors, quelles sont les précautions à prendre avant d'investir et d'aménager au sein de sa résidence secondaire ? Quelles sont les démarches à réaliser ? Toutes les réponses à ces questions dans ce nouvel article de La Maison Des Travaux.

Zoom sur l’assurance habitation

Tout d’abord, une résidence secondaire se distingue de l’habitation principale car elle ne s’assure pas de la même manière. Comme son nom l’indique, la résidence secondaire est un logement que l’on habite de manière ponctuelle. De ce fait, celle-ci se couvre différemment d’un bien classique. Les risques ne sont pas les mêmes. De ce fait, il est nécessaire de souscrire à une assurance habitation qui protège son logement à la lumière de ces différents éléments.

Cependant, la difficulté se trouve dans le fait qu’aucune assurance habitation spécifique à destination des résidences secondaires n’existe. C’est pourquoi il est nécessaire de s’intéresser aux différentes garanties de près pour s’assurer de couvrir sa résidence secondaire comme il se doit. Prenez le temps de comparer les offres et de les décortiquer en bonne et due forme.

Néanmoins, il fait bon de savoir que le législateur n’oblige pas les propriétaires de résidence secondaire à souscrire à une assurance habitation. Toutefois, il va de soi que ce choix n’est pas recommandé, d’autant plus pour un logement qui se retrouve être vide la majeure partie de l’année. Cambriolage, incendie, inondation… Les accidents potentiels sont variés. Notez que les voleurs repèrent les logements inoccupés et en font leurs cibles privilégiées.

            Quid en cas de location ?

Nombreux sont les propriétaires à louer leur résidence secondaire pour rentabiliser leur investissement, mais également pour que celui-ci soit entretenu tout au long de l’année. Dans ce cas de figure, le locataire a, lui, l’obligation de souscrire à une assurance habitation. De la même manière qu’une location classique, l’assurance n’est pas à la charge des propriétaires. Cependant, et toujours dans l’optique de se protéger, le propriétaire peut, à la place de l’occupant, souscrire à une assurance propriétaire non-occupant. Ce dernier contrat a deux vocations : la première, protéger le bien lorsque celui-ci est vide. Car il faut garder en tête qu’un logement en location n’est, généralement, pas occupé toute l’année. La seconde, compléter l’assurance souscrite par le locataire (si vous souhaitez, tout de même qu’il souscrive à sa propre assurance). Si le propriétaire que vous êtes désire protéger des éléments particuliers de son logement, ou se protéger de certains risques bien déterminés, il est, alors, recommandé de se tourner vers un assureur.

            L’importance de comparer

Nous vous le disions : avant de souscrire à une assurance habitation, il est hautement recommandé de comparer les différentes offres. Le net regorge d’outils de comparaison permettant tant aux propriétaires qu’aux locataires de faire des choix éclairés. Prenez le temps de passer à la loupe les conditions de remboursement et les garanties. A combien s’élève les franchises ? Quelles garanties sont exclues du contrat ?

Financement résidence secondaire : comment faire ?

Le financement d’une résidence secondaire soulève de nombreuses questions. Les propriétaires étant tous, et à juste titre, à la recherche de la solution qui s’adapte le mieux à leurs besoins et à leurs contraintes.

Tout d’abord, il est important de se poser la question suivante : « quel est le but de mon achat ? » Souhaitez-vous avoir un pied-à-terre pour profiter pleinement d’une autre région ? Désirez-vous investir dans un bien dans l’objectif de léguer un logement profitable ? Avez-vous pour vœux de préparer votre retraite ? D’acheter un bien pour le louer par la suite ?

Pourquoi devez-vous avoir la réponse à cette interrogation ? Vous demandez-vous peut-être. Si vous comptez emprunter pour financer votre achat, il faudra, de facto, être en mesure de présenter votre projet sous toutes ses coutures à votre organisme bancaire pour que le professionnel en face de vous soit en mesure de vous proposer un plan de financement en adéquation avec votre projet.

            Évaluer sa capacité d’emprunt

Aussi, avant de se tourner vers son banquier, il est recommandé d’évaluer sa capacité d’emprunt. Cependant, votre conseiller sera, bien évidemment, en mesure de le faire pour vous. Toutefois, cette simple opération permet d’avoir une idée du montant que les organismes bancaires prêteront. Qui plus est, cela permet aux propriétaires que vous êtes d’obtenir un montant sur lequel se baser lors de vos recherches de biens.

Gardez en tête que les banques prêtent de l’argent jusqu’au fameux seuil des 33 % d’endettement. Dans ces 33 %, les établissements de crédit prendront, notamment, en compte les prêts qu’il vous reste à rembourser et les plus importantes de vos charges fixes (telle que le montant de votre loyer si vous en payez un par exemple.) Dès lors ce calcul de réalisé, la banque calculera combien elle peut vous prêter pour ne pas dépasser les 33 % d’endettement. 

            Zoom sur le type d’emprunt

De manière générale, les banques proposent à leurs clients deux types d’emprunt dans le cadre de l’acquisition d’une résidence secondaire : le prêt amortissable classique et le prêt remboursable in fine. Alors, comment se caractérisent ces emprunts et quelles sont les différences entre les deux ?

Le prêt immobilier amortissable classique se traduit par le remboursement du capital et le paiement des intérêts tous les mois.

Le prêt immobilier remboursable in fine peut être comparé à un prêt étudiant. Les acheteurs remboursent, dans un premier temps, les intérêts de leur crédit avant d’entamer le remboursement du crédit à proprement parler. Ce prêt permet de revoir les mensualités à la baisse de manière conséquente, notamment durant les premières années.

Aussi, il fait bon de savoir que les propriétaires de logement qui ont ouvert un compte épargne logement ou un plan épargne logement avant le 1er mars 2011 peuvent, à ce titre, demander un prêt pour financer leur résidence secondaire. Toutefois, les propriétaires seront dans l’obligation de l’utiliser à titre personnel et de ne pas le louer.

Le montant du prêt qui sera octroyé par la banque dépendra du montant des intérêts accumulés durant toute la période d’ouverture du compte en question.

Résidence secondaire et fiscalité

Vous avez pour vœux d’acheter une maison secondaire pour la louer ? Dans ce cas, votre locataire vous versera des loyers qui sont à déclarer dans la section régime de la location meublée à titre non professionnel (aussi connu sous l’acronyme LMNP). De ce fait, les loyers encaissés sont taxés comme des bénéfices industriels et commerciaux, et non pas comme des revenus de nature foncière.

Vous l’aurez compris, vous relèverez, dès lors, des régimes des entreprises. De ce fait, vous êtes régi par les mêmes plafonds qu’une société lambda. Renseignez-vous sur les différents statuts et sur leur plafond. Cela peut vous aider à déterminer le montant du loyer de votre résidence secondaire. Vous pouvez, ainsi, maîtriser, dans une moindre mesure, le montant des charges qui seront à payer à l’État.

Aide rénovation résidence secondaire : à quoi pouvez-vous prétendre ?

Les propriétaires sont nombreux à s’interroger sur les aides financières auxquelles ils peuvent prétendre dans le cadre de la rénovation d’une résidence secondaire. Malheureusement, ce type de bien n’ouvre pas les mêmes droits que les résidences principales. En effet, les aides sont moins nombreuses. Cependant, vous pouvez bénéficier de :

  • La prime énergie. De quoi s’agit-il ? Il est question d’un chèque destiné aux propriétaires dont la résidence secondaire a été construite depuis plus de deux ans. L’État délivre cette aide lorsque les travaux de rénovation sont arrivés à terme. Toutefois, attention, le chantier doit avoir été réalisé par des artisans dotés de la norme RGE (Reconnu Garant de l’Environnement.)

Quels travaux entrent dans le cadre de la prime énergie ? Ouvriront le droit au chèque énergie les travaux d’isolation, le remplacement d’ouvertures par des fenêtres plus performantes en terme énergétique ainsi que l’installation de nouveaux appareils de chauffage utilisant des énergies renouvelables.

  • Les propriétaires d’une résidence secondaire peuvent,  également, profiter de la TVA réduite à 5,5 %. Les conditions d’attribution sont, à peu de choses près, les mêmes que pour la prime énergie (nécessité de se tourner vers un artisan RGE, bien construit depuis plus de deux ans…). Toutefois, elle ne peut pas être appliquée pour la construction d’un étage supplémentaire ou d’un espace supplémentaire dont la taille dépasse 10 % celle du logement. Finalement, il faut savoir que la TVA réduite ne peut pas s’appliquer à plus de la moitié des travaux de gros œuvre.

Acheter une résidence secondaire incombe des choix à réaliser. Qui plus est, les futurs propriétaires d’un second logement ne savent pas, toujours, à quoi ils ont le droit. Aussi, une résidence secondaire nécessite, bien souvent, des travaux pour la remettre en état, que cela soit pour y habiter ponctuellement ou pour la louer par la suite. La Maison Des Travaux et ses courtiers se tiennent à votre disposition pour vous accompagner dans tous vos projets liés à la résidence secondaire.